La
lettre d'Altonum (semestrielle) est éditée par le Musée archéologique
du Pègue (26770)depuis 2002. Seuls les derniers numéros (décembre 2007
et juillet et décembre 2008) sont pour l'instant consultables sur le site du Musée: "http://musearcheolepegue.com".
Le mot du Président
Après une défection dont il se
serait bien passé, pour notre assemblée générale annuelle du 23 août,
votre président est à nouveau sur pied ; il n’était que très
modérément inquiet pour la bonne marche de la SPPHA, tant il sait qu’il
peut compter sur une poignée de collaborateurs dévoués et efficaces.
Votre association, notre association se porte plutôt bien et sait
s’adapter aux circonstances, même parfois dramatiques : ainsi,
avoir comme interlocuteurs trois maires différents, en l’espace de
moins d’un an, qui fort heureusement ont tous manifesté leur
attachement et leur soutien au musée. S’adapter, c’est également savoir
faire le constat que la fréquentation hivernale est relativement faible et
qu’il n’est pas décent d’accueillir des visiteurs dans des locaux
glacés : les nouveaux horaires ne permettront donc durant ces
périodes que des visites sur rendez-vous
Sinon nos principales activités perdurent et se développent :
forum d’Altonum, journées du patrimoine et thématiques qui attirent des
amateurs nombreux et passionnés, poursuite du Projet Collectif de Recherches , projet d’échange et
de prêt de pièces avec divers musées (Saint-Paul, Aveyron…). Mais la
grande affaire de cette année 2008, c’est le chantier de
fouilles « artificiel » à destination des
scolaires ; on doit sa réalisation et sa conception à la poignée
d’administrateurs, (donc bénévoles) auxquels j’ai fait allusion plus
haut : ils se sont dépensés sans compter en temps et en efforts
pour mener à bien ce projet, et je laisserai le soin à l’un d’entre eux
de vous en parler plus en détail ; cependant, je tiens à souligner
que cette entreprise est essentielle à la survie de notre musée et des
musées en général : nous devons, par divers moyens (le jeu, la
pratique…), faire comprendre aux jeunes tout l’intérêt que représentent
ces conservatoires, car ce sont eux qui seront les visiteurs de demain
avec leur future famille, leurs proches : cette dimension
pédagogique donnée à nos musées est fondamentale, un certain
nombre d’enseignants l’ont bien compris. Enfin dans cette réalisation
prometteuse de grande envergure, il faut souligner la part prise par
notre animatrice Joëlle, et surtout Ivan Melioli qui a assuré, entre
autres, gracieusement le transport de toute la logistique de
l’installation. Et pour conclure, tout en
restant dans le domaine des hommages, 3 mentions particulières :
une première adressée à une authentique péguoise membre de notre
association et qui a répondu à l’appel lancé dans notre dernier
bulletin envers d’éventuels rédacteurs d’article ; avec émotion,
elle évoque son père et le rôle qu’il a tenu épisodiquement dans notre
musée ; enfin, deux autres mentions aux deux derniers présidents
d’associations locales qui se sont dissoutes (boules et club des aînés)
et qui ont choisi notre association pour recueillir le reliquat (non
négligeable) de leur trésorerie ; qu’ils en soient une fois de
plus chaleureusement remerciés ; tous témoignent ainsi, à leur
manière, que le musée, l’association, ne sont pas l’affaire des seuls
administrateurs, mais aussi celle de tous les membres et plus largement
de tous les péguois. Belle leçon d’optimisme…
Henri
Veyradier Qui se souvient de JEAN CHAUVIN?... Péguois d’origine, parti au Brésil avec sa femme et ses enfants en décembre 1953 ... Mon
père était un passionné d’histoire. Il connaissait le sujet et en
parlait avec beaucoup d’enthousiasme. C’était un vrai bonheur de
l’écouter décrire tel événement ancien ou plus récent. Sa mémoire
ne le trahissait jamais. Les noms, les dates, les lieux, tout
était dit dans les moindres détails. Une
fois arrivés à l’âge de la retraite, mes parents venaient au
Pègue d’avril à septembre, puis retournaient à Garibaldi,
petite ville du sud du Brésil pour y vivre les six autres mois restants. C’est comme cela que mon père est devenu guide bénévole au musée du Pègue ! Je
le revois le samedi après-midi, quand je venais chez eux en fin de
semaine, se préparer pour aller au musée: après la sieste: il buvait
une tasse de café que ma mère avait préparé, puis , un peu avant
l’heure, il partait en sifflant! Il
revenait en fin d’après-midi; il s’asseyait alors sur une chaise, et
posant les pièces de monnaie sur la table, il comptait les pourboires..
. . .Il nous racontait à ma mère et à moi l’intérêt que les visiteurs
portaient au musée et aux explications que mon père leur donnait. . . .
. Puis,
les années ont passé. La santé de ma mère se dégradait; en conséquence
de quoi celle de mon père aussi. Après quelques mois à l’hôpital de
Valréas, ils décédaient en décembre 1989, ma mère le 16, à 83 ans, et
mon père le 21, à l’âge de 86 ans. Aujourd’hui, ils reposent dans le caveau familial au cimetière du Pègue, tout près du musé
Hélène Chauvin | | |
Les collections s’enrichissent…
La SPPHA
remercie Frédéric Bédouin, un jeune Péguois qui a déposé au Musée, en
septembre dernier, huit pièces de monnaie trouvées par lui sur le
territoire du Pègue, au cours des années passées : trois patars
des papes d’Avignon, trois doubles tournois de Louis XIII et Louis XIV,
une monnaie en argent de Louis XIV, et un grand module de Louis XVI. Deux de ces spécimens ont été clairement identifiés par notre ami et expert, J.A.Chevillon :
- la pièce d'argent est un quatre sols aux traitants, frappée à Vimy en Lyonnais :
à l’avers: buste du roi drapé à droite. LVDOVICUS . XIIII
. D . G RA
au revers: croix
fleurdelisée avec différent d’atelier (D) au centre.
FRANC . ET
. NAVARRAE . REX .
Vimy, actuellement Neuville-sur Saône, propriété
des archevêques de Lyon fut promue en 1665, capitale de la province de
Franc-Lyonnais. Ce territoire
s’étendait sur une étroite bande située sur la rive gauche de la Saône,
et était constitué de 13 paroisses, à
partir du rempart nord de Lyon, depuis la Croix-Rousse, jusqu’à
Riottier, en Dombes.
- l'autre pièce, à l’effigie (buste) de Marie de Montpensier
(des Dombes) est un denier tournois (1075, num. de Boudeau) :
à
l’avers : buste à gauche avec large collerette et
collier de perles.
MARIE . SOVVE . DE . DOMBES
au revers : deux lis , une brisure au centre.
DENIER .
TOVRNOIS . 1621 + .Les N sont rétrogrades.
Marie (1600-1627), fille du duc Henri de
Bourbon-Montpensier, seigneur de Dombes, épouse Gaston
d’Orléans, fils d’Henri IV. Elle meurt en mettant au monde Anne Marie
Louise d’Orléans, la future Grande Demoiselle.
Les pièces
déposées ne sont malheureusement pas en excellent état, et les photos
ci-dessous proviennent d’exemplaires mieux conservés. 
Félix Baudin-L |
Initiation aux fouilles, nouvelle activité pédagogique
A
l’occasion des Fêtes de la Science de 2007 , la SPPHA, aidée par notre
partenaire nyonsais Jean Claude Mège avait mis en place une activité
d’initiation aux fouilles archéologiques . Sur deux journées six
classe d’écoliers des environs et le dernier jour des enfants
accompagnés de leurs parents ont exploré un sol sablonneux , malléable
à souhait ,à la recherche de vestiges antiques enfouis
préalablement par les organisateurs. Devant le succès
rencontré par cette opération, il a été résolu de la pérénniser
et de mettre à la disposition des scolaires une aire couverte, divisée
en carrés contenant sous 15 cm de sable des objets gallo romains
authentiques (tessons au rebut, tuiles) ou imités (bases de murs ,
fragments de poteries ou de mosaïques) simulant des ruines de maisons
de potiers incendiées et écroulées. La mairie du Pègue a mis à
disposition un terrain sur lequel, après quelques travaux de
terrassement on a mis en place une serre de 8x10m. Ces travaux, ont
occupé l’essentiel du temps de l’année 2008; ils ont été réalisés
intégralement par les bénévoles ( quelques membres du conseil
d’administation , puissamment assistés par Ivan Mélioli qui a apporté,
outre ses moyens en véhicules et matériel de terrassement ,son énergie
et sa puissance physique, aussi remarquables l’une que l’autre). Le
24 novembre a eu lieu la première séance de fouilles avec 45 élèves des
écoles de Venterol et Les Pilles, encadrés par leurs enseignants et
Monsieur Lecrenier animateur départemental détaché à l’EMALA. Le
déroulement de cette journée inaugurale a été tout à fait satisfaisant
et encourageant pour la suite. On peut espérer que chaque année
plusieurs établissements scolaires de la région viendront faire vivre
ce chantier. Si cet espoir se confirme, la capacité d’accueil dépendra
des disponibilités en bénévoles (certains Péguois ont déjà répondu
présents et tous les nouveaux volontaires seront les bienvenus. On
peut espérer que ce projet, s’il arrive à s’installer durablement sera
bénéfique pour le musée et montrera que son intérêt ne se limite pas à
occuper brièvement quelques touristes . Son rôle éducatif peut
devenir de plus en plus intéressant. Peut-être éveillera-t-il la
vocation de futures archéologues.
Michel Petot |
Il
est désormais possible d’accéder en ligne aux « lettres
d’Altonum », les trois dernières pour l’instant. Il suffit
d’inscrire « lettre d’altonum », voire seulement
« altonum » dans l’espace de recherche Google, et d’aller sur
les sites concernés. De la même façon, on atteindra les sites du musée,
ou un autre plus général, et très bien illustré, sur le village du
Pègue (ce dernier site non administré par la SPPHA). Accès directs:"
http://museearcheolepegue.com" ou "http://museedupegue.org" , et " pagesperso-orange.fr/le-pegue/ ". Pour contacter par courriel le bureau de la SPPHA: « museedupegue@yahoo.fr ». |
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