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Le mot du
président
Les membres de la SPPHA ont pris l’habitude de recevoir deux
fois par an le bulletin de liaison…et ils ont dû s’habituer en même
temps au retard chronique qui l’accompagne… ! Retard
dû à de multiples raisons : sa réalisation que vous devez
essentiellement aux bénévoles de la société, la difficulté de trouver
des rédacteurs : nous déplorons la défection pour ce numéro,
pour des raisons de santé, de notre fidèle ami Jean Hoermann ;
c’est l’occasion pour nous de lui souhaiter un prompt rétablissement et
de le remercier pour ses articles (il nous a également autorisés à
puiser sans limites dans ses articles anciens parus dans d’autres
revues). C’est également l’occasion de lancer un appel à tous nos
membres qui se sentiraient inspirés pour nous produire quelques lignes
(souvenirs et anecdotes d’anciens fouilleurs, témoignages, commentaires
d’une pièce du musée, informations concernant le site en général…)
Les nouvelles pourtant ne manquent
pas : à commencer par celle qui a jeté la consternation dans
tout le village en ce début de vacances, la disparition brutale du tout
récent maire de la commune. Dès son élection, des contacts avaient été
naturellement noués entre lui et les dirigeants de la SPPHA, et ces
contacts avaient été extrêmement positifs ; les projets
étaient prometteurs et s’inscrivaient dans la continuité de ceux de son
prédécesseur . Les administrateurs de notre société étaient
venus nombreux à ses obsèques pour présenter à madame Bogard et à ses
enfants les condoléances attristées de notre société.
Pour preuve de l’engagement du disparu envers le musée, la reconduite
par sa municipalité de l’emploi saisonnier qui assure ainsi une plus
large ouverture du musée ; les critères de recrutement ayant
changé, pour cette saison 2008, c’est Lionel qui remplace
Estelle et qui donne totale satisfaction par sa gentillesse et sa
disponibilité.
Si la fréquentation du musée est en
léger progrès, et ses manifestations traditionnelles assurées, sa
gestion a été quelque peu perturbée les premiers mois de cette année
par l’absence prolongée de l’animatrice de COPATRIM pour un deuil qui
l’a profondément affectée ; en outre, des projets de
modifications dans l’organisation de COPATRIM inquiètent vos
administrateurs qui ne manqueront pas de vous informer de l’évolution
du dossier.
Mais il y aussi des informations
encourageantes : la collaboration de plus en plus effective et
efficace de Jean-Albert Chevillon pour la section
numismatique ; enfin, et je laisse à son initiateur, Frédéric
Sergent, le plaisir de vous annoncer lui-même une nouvelle
particulièrement prometteuse ; ce sera sur ces notes optimistes qui
sont le ressort indispensable de vos administrateurs, que votre
président vous souhaite à tous de bonnes vacances et vous fixe
rendez-vous ce 23 août prochain pour notre assemblée générale annuelle.
Henri
Veyradier
Reprise
d’une activité de recherche au Pègue
C’est avec plaisir que j’ai l’honneur d’annoncer aux adhérents de la
SPPHA et à tous les amateurs d’archéologie la reprise d’une activité de
recherche sur Le Pègue. En effet, j’ai initié, à compter de cette
année, le montage d’un programme qui associera des acteurs d’horizons
différents : les Universités d’Aix en Provence et Lyon, des
chercheurs locaux bien intégrés dans le monde scientifique et bien sûr
la SPPHA. Ce projet de recherche va se dérouler sur 4
années. La première année
du programme va être principalement consacrée au
dépouillement de la documentation et des archives de fouille
(photos,
dessins, textes…), celles-ci constituant la base du travail.
Cela va
permettre de faire le point sur les données et d’orienter
les sujets de
recherche et la manière de les mener. La
première étape, au mois de
juillet de cette année, a consisté à
réaliser un relevé
topographique des vestiges bâtis encore en place, cela a permis
de
replacer les vestiges sur les cartes topographiques et le cadastre, ce
qui n’avait jamais été fait auparavant.Les trois
autres années seront entièrement consacrées
à traiter les
sujets d’étude qui auront été retenus. Le présent projet est motivé par plusieurs éléments. Tout d'abord, la
volonté de donner une suite à l’énorme travail entrepris par J.-J Hatt
et Ch. Lagrand. La demande croissante d'informations par la communauté
archéologique sur le site du Pègue nous a également poussé à engager ce
projet. Nous sommes également tous conscients que le site présente un
cruel déficit de publication (analyses synthétiques,
typologies céramiques, études environnementales, études fauniques,
datations à recadrer par rapport aux connaissances actuelles…). Une
grande majorité du mobilier, toutes périodes confondues, est encore
inédite, celui qui a été publié nécessite de faire l'objet de
recadrages chronologiques. La recherche archéologique sur la
protohistoire dans l'ensemble de la vallée du Rhône a aujourd'hui
besoin de ces informations et un site de cette importance ne peut pas
être laissé à l’écart de cette recherche. Les potentialités du site sont énormes, aussi la difficulté résidera
dans le choix et les limites des thèmes à aborder pour cette première
reprise d’une activité de recherche sur le site de Saint-Marcel. L’objectif principal de ce travail est bien sur de pouvoir utiliser et
replacer les données du Pègue dans les thématiques actuelles sur la
protohistorique dans les contextes micro-régionaux et régionaux.
Autrement dit, de faire le lien entre le Pègue et les autres sites de
la même période. Nous avons là la possibilité de réhabiliter un grand site de la
protohistoire et de lui redonner toute la place qu’il mérite en termes
de référence pour cette période. L’oppidum du Pègue se situe à une
charnière culturelle et géographique, entre le monde méditerranéen
tourné vers la culture grecque et le monde celtique. La culture
matérielle du site ainsi que les observations micro-régionales en
témoignent fortement. En effet, le site de Crest – Bourbousson, issu
des fouilles du TGV méditerranée et situé à environ 35 kilomètres plus
au nord, a livré un faciès avec des caractères résolument
septentrionaux tant au niveau des formes céramiques indigènes que des
autres types de mobiliers. L’oppidum du Pègue est donc un maillon primordial dans la compréhension
de l’évolution des sociétés protohistoriques dans la vallée du Rhône et
des relations entre le monde méditerranéen et le monde celtique. Il
nous apparaît par conséquent indispensable d’ouvrir ces informations à
l’ensemble de la communauté archéologique.
Fréderic Sergent
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RUBRIQUE
NUMISMATIQUE |


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Après avoir visité le musée, un numismate ardéchois, Mr N. GABERT, qui
a été passionné par une des monnaies de notre médaillier ,nous a fait
parvenir un travail méticuleux d’identification la concernant.
Le spécimen est un grand module de l’empereur Hadrien en bronze,
qualifié à tort d’AS jusqu’à ce jour. Or ce spécialiste du
monnayage romain confirme qu’il s’agit bien d’un SESTERCE, émis
postérieurement à 117 ap.J.C.
Le spécimen mesure 35 mm de diamètre pour un poids de 25 g. Il montre
au droit, la tête laurée d’Hadrien, et au revers ROME assise à gauche,
tenant une petite victoire avec derrière elle, un corne d’abondance. La
légende COS III qui paraît la plus logique au revers correspond à la
3ième nomination de l’empereur au titre de CONSUL, et positionne la
frappe plutôt vers la fin du règne (qui s’est terminé en 138 )
Avec sa belle patine et son grand module, ce type de monnaie était
souvent appelé
« médaille » par les savants des siècles précédents.
Jean Albert Chevillon
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